Page publique
www.lerouville.fr
http://www.lerouville.fr/public/perso/img-r53-a38.jpg

sous menu
ACTUALITÉS: MÀJ 20 AOÛT 2010
► Son village, son histoire
► Commémoration du 14 juillet 2010
► Commémoration de l'Appel du 18 juin 1940
► La fête de la nature
► Inauguration de la route forestiére
► Navette TGV
► Spectacle Barzingault
► Lérouville d’hier à aujourd’hui
► Maisons Fleuries
► Lérouville Infos
► Centre de loisirs
► Qualité de l'eau: MàJ le 05/04/2010
► Album du repas des Ainés 2009
► Commémoration du 11 novembre 2009
► Fête de la musique
► Lerouville d'Hier et d'Aujourd'hui

calendrier
Mois précédent Septembre 2010 Mois suivant
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30      
Cliquez sur les cases rouges pour afficher l'évènement du jour.

Rechercher : http://www.lerouville.fr/public/img/loupe.gif

Commémoration du 91ème anniversaire
De la signature de l’armistice du 11 novembre 1918
 
Au début de l’année 1914, tout va pour le mieux : l’Europe est en paix ! Elle prospère. Ses peuples sont assez proches les uns des autres. Pourtant, un terrible conflit va éclater !
 
L’élément déclencheur, c’est l’assassinat le 28 juin 1914 à Sarajevo, capitale de la Bosnie, de l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’Autriche-Hongrie. Un mois plus tard, soutenue par l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie, soupçonnée d’avoir facilité cet attentat. La Russie, alliée de la Serbie, déclare alors la guerre à l’Autriche-Hongrie.
 
Ainsi, par le jeu des alliances, la plupart des pays européens sont entraînés dans la première guerre mondiale. D’un côté, la France, le Royaume-Uni, et la Russie forment la triple entente autour de laquelle se regroupent ensuite les alliés (comme l’Italie, le Japon et, plus tard les Etats-Unis). L’Autriche-Hongrie et son alliée traditionnelle, l’Allemagne, constituent le camp des Empires centraux auxquels se joint l’Empire ottoman alors à l’agonie, puis la Bulgarie, …
 
En France, c’est en vain que le responsable socialiste Jean Jaurès tente de défendre la paix. Il est assassiné le 31 juillet 1914. Les Français s’attendent à une victoire facile. Ils se rassemblent au sein d’une « Union sacrée ». Les militaires partent à la guerre, il s’agit de défendre non seulement la patrie mais aussi les valeurs de la République.
 
Fin août- début septembre, les troupes allemandes, dotées d’un armement moderne, envahissent et traversent la Belgique puis réussissent à faire reculer l’armée française. Paris est menacée, le gouvernement se replie à Bordeaux.
 
Le général Joffre lance  une contre-offensive. Du 6 au 13 septembre, c’est la fameuse «  bataille de la Marne », qui voit s’affronter 2 millions d’hommes. Les militaires français qui ont reçu le renfort de l’armée britannique, gagnent le champ de bataille en prenant place à bord des taxis de la capitale. Les Allemands reculent.
 
Les derniers mois de 1914, les soldats français et allemands tentent de se prendre à revers les uns les autres en avançant vers l’Ouest. Au terme de cette course à la mer, le front s’étend depuis les Alpes jusqu’à la mer du Nord, 750 km au total. Les armées sont fatiguées et souffrent d’un manque de matériel.
 
Désormais immobilisées, elles se protègent en creusant des tranchées où elles se terrent. La vie des soldats y est excessivement pénible. Elle est rythmée par les attaques et les contre-offensives. Ce front ne va guère évoluer durant les 3 années suivantes.
 
On se bat aussi sur le front russe, dans les Balkans, dans les Détroits reliant la Méditerranée à la Mer noire. Peu à peu, le conflit devient mondial.
 
De février 1916 à février 1917, une terrible bataille se déroule à Verdun, s’éternise et cause la mort de plusieurs centaines de milliers de soldats français et allemands. Le chef du gouvernement, Georges Clémenceau, surnommé « le Tigre », redonne confiance à la nation. Cette même année 1917 voit l’entrée en guerre des Etats-Unis (aux côtés des Alliés) et le renversement en Russie du tsar Nicolas 2.
 
Au printemps 1918, l’Allemagne lance une grande offensive, la « bataille de France », destinée à remporter la victoire ou, au moins, à négocier une paix honorable. Mais, en juillet, Ferdinand Foch parvient à repousser l’attaque lors de la « seconde bataille de la Marne ». Dès lors, les Alliés font preuve de leur supériorité.
 
Aujourd’hui, 91 ans sont passés depuis que les plénipotentiaires alliés et allemands se sont réunis le 11 novembre 1918 à 5h15, dans l’intérieur feutré d’un wagon stationné dans la clairière de Rethondes en forêt de Compiègne,pour signer l’armistice de la première guerre mondiale.
 
Effectif à 11 heures, le cessez-le-feu qui s’en suivit marqua la fin de la Grande Guerre et la capitulation de l’Allemagne. Après 4 ans de batailles acharnées, le bilan était lourd : 8 millions de morts, 6 millions d’invalides et de gueules cassées, des pays exsangues.
 
Le souvenir reste ! Tant de douleur et trop d’horreur ne peuvent ainsi s’oublier ! L’émotion demeure ! Ici autant qu’ailleurs ! Nous ne pouvons pas oublier tous ces combattants tombés glorieusement au champ d’honneur ! Nous ne devons pas les  oublier !                              
 
91 ans après, la présence, ici, à cette heure, des autorités civiles et militaires, du Souvenir Français, des Anciens Combattants, des porte-drapeaux, des écoliers, du personnel enseignant et d’une assistance nombreuse témoigne de cette importante nécessité à maintenir et à poursuivre le devoir de mémoire. 
 
Honneur à ceux qui ont été si grands dans l’épreuve et dans le malheur, qui ont défendu la patrie en danger, la liberté. Oui, la liberté, cette liberté à laquelle aspirent légitimement tous les peuples, ceux d’hier et ceux d’aujourd’hui et de demain, et qui ne peut se réaliser que grâce au respect des valeurs humaines, à la réconciliation et à la paix !
 
1914, aux tous premiers jours de la Grande Guerre, sous le commandement du Colonel Jampierre, les hommes du 154ème Régiment d’Infanterie quittent, pour ne jamais y revenir,        la Caserne Gérard à Lérouville et se rendent sur le Front.
 
Là, le 154ème, face à l’ennemi, jure de défendre jusqu’à la mort sa vieille terre lorraine et          de rester fidèle à sa fière devise : je ne recule pas d’une semelle ! Il combat vaillamment contre un ennemi très supérieur en nombre et le force à lâcher pied grâce à une charge à la baïonnette. Il brise ainsi l’offensive allemande sur St Mihiel.
 
Dignes héritiers d’un prestigieux régiment créé en 1794 sous la révolution française et composé alors de volontaires républicains qui ont, par la suite, courageusement participé aux campagnes napoléoniennes, les soldats ne se doutent pas encore que ce conflit va rapidement s’étendre, se transformer en une guerre mondiale qui durera plus de quatre ans et qui décimera leur régiment.
Ils partent, la plupart d’entre eux, au combat dans l’insouciance de leurs vingt ans. A vingt ans, on n’a pas de vengeance ni de haine à assouvir ! Au contraire, à vingt ans, on aime d’abord       la vie ! Sortant à peine de l’enfance, ils ne voulaient pas mourir. Non, le monde leur appartenait ! Ils croyaient au bonheur !
 
Pourtant, ils vont devoir livrer batailles dans la Woëvre et dans les Hauts de Meuse en 1914, en Champagne et en Argonne en 1915, à Verdun et dans la Somme en 1916, dans l’Aisne et de nouveau à Verdun en 1917, enfin dans la Somme et dans l’Oise en 1918. Là, tout au long, de ces jours et nuits interminables, ils ont connu la souffrance, la pluie, le froid, l’hiver, la boue dans les tranchées et, parfois la peur. Ils ont vu les corps qu’il fallait enjamber pour monter à l’assaut. Ils ont entendu les hurlements des blessés abandonnés entre les lignes et qu’on ne peut secourir qu’une fois la nuit tombée. La sanglante défense du bois des Caurettes est une des plus belles pages de gloire du 154ème Ri et lui vaut le surnom de Régiment des Caurettes.                Ses fantassins se sont battus avec tant d’opiniâtreté que les Allemands leur ont aussi donné       un surnom, celui de « sauvages ».
 
Les quelques qui survécurent ne parvinrent jamais à effacer de leur mémoire cette terrible guerre qui fît 8 millions de morts, 6 millions d’invalides et de gueules cassées et laissa des pays exsangues. Nul ne fut épargné : aucune famille, aucun village, aucune ville de France !
 
Aujourd’hui, 91 ans sont passés depuis la signature à Rethondes, très tôt le matin                      du 11 novembre 1918, de l’armistice. Et, le souvenir reste ! Tant de douleur et trop d’horreur ne peuvent ainsi s’oublier ! L’émotion demeure ! Ici, peut-être plus qu’ailleurs, parce que la plupart des officiers, sous-officiers, caporaux et soldats du 154ème Régiment d’Artillerie sont tombés glorieusement au champ d’honneur ! Nous ne pouvons pas les oublier ! Nous ne devons pas les  oublier ! 91 ans après, la présence, ici, ce soir, des autorités civiles et militaires, du Souvenir Français, des Anciens Combattants, des porte-drapeaux, des écoliers, du personnel enseignant et d’une assistance nombreuse témoigne de cette importante  nécessité à maintenir et à poursuivre le devoir de mémoire. 
                                                                                                                                             Honneur à vous, héroïques soldats du 15-4, qui avez été si grands dans l’épreuve et dans le malheur, qui avez défendu la patrie en danger, la liberté. Oui, la liberté, cette liberté à laquelle aspirent légitimement tous les peuples, ceux d’hier et ceux d’aujourd’hui et de demain, et qui ne peut se réaliser que grâce au respect des valeurs humaines, à la réconciliation et à la paix !
                                                         

Commune de Lérouville - Tous droits réservés. http://www.lerouville.fr/public/perso/enveloppe.jpg Nous contacter ImaWeb  &  A GE D I